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Bienvenue sur le site pédagogique du GAP Documentation

Le GAP documentation fonctionne depuis maintenant 9 ans, il a connu différentes phases de travail et ouvre aujourd’hui sur de nouvelles perspectives.

Quelques éléments de son parcours :

Une première partie retrace les travaux principaux quantitativement et qualitativement, une deuxième partie se centre sur la période 2012-2018, et enfin une troisième partie propose une analyse globale et ouvre des perspectives.

Les principales étapes du GAP documentation

1- Les principales étapes du GAP documentation

Le Gap documentation s’est intéressé dès le début aux questions des savoirs à enseigner en documentation. Il a connu différentes compositions avant que le groupe se stabilise en entamant des travaux de fond sur la discipline scolaire information-documentation.

1-1 Regroupements

Le GAP se réunit depuis sa création deux fois par an sur 2 à 3 jours. Depuis 2015 le GAP bénéficie de bourses Erasmus dans le cadre de regroupements en Europe. Ces bourses européennes ont permis de combiner le travail classique d’un regroupement à des projets de découverte de lieux documentaires innovants et d’apprentissage de la langue anglaise professionnelle.

1-2 Travail à distance

Entre chaque regroupement, un travail à distance est mené plus ou moins facilement car les professeurs-documentalistes éprouvent des difficultés à libérer du temps pour prolonger les travaux engagés. Néanmoins on peut noter différentes tâches qui ont été effectuées et coordonnées  :

  • Lectures complémentaires
  • Travaux universitaires
  • Finalisation de ressources pédagogiques
  • Tests des séances, captation vidéos des séances testées, envoi de ces tests aux formateurs
  • Préparation des communications
  • Écriture collaborative (ouvrage pédagogique)

Fonctionnement actuel du GAP

2- Fonctionnement actuel du GAP

Composition actuelle du GAP :

Isabelle Couturier (professeure-documentaliste, LEGTA le Mans), Cécile Souriau (professeure-documentaliste, LPA Niort), Laurent Escande (professeur-documentaliste, LEGTA Sainte-Livrade), Marianne Rinaldi (professeure-documentaliste, LPA Castelnau le Lez), Jeannick Arondel (professeure-documentaliste, LEGTA Coutances), Aurélie Canizares (professeur-documentaliste, LEGTA d’ALBI), Hugo Ricoult (professeur-documentaliste, LEGTA de Chartres), Sylvie Sognos (formatrice, ENSFEA), Cécile Gardiès (Professeure, ENSFEA), Michel Dumas (Inspecteur), Véronique Wozniak (Inspectrice).

Deux facteurs ont orienté les travaux du GAP, d’une part la rénovation des référentiels de formation qui, en introduisant des savoirs à enseigner plus formels, ont renvoyé les professeurs-documentalistes et les formateurs à une question de compétences à renforcer et d’autre part la convergence de ce constat avec ceux de la recherche en science de l’information-documentation (branche scientifique spécifique des sciences de l’information et de la communication) qui relève le problème récurrent de l’ancrage scientifique des savoirs des professeurs-documentalistes en sciences de l’information et de la communication.

2-1 Objets de travail

Le groupe s’est emparé de cette problématique des savoirs à enseigner. Une première analyse des référentiels rénovés a permis de préciser les notions, les objectifs, les capacités et compétences visés. Cette analyse a mis en exergue le besoin d’approfondissement scientifique des notions à enseigner et notamment des trois notions principales : document, information, système d’information. Une fois ce travail mené, le groupe a rédigé des documents permettant de s’approprier cette approche scientifique. En parallèle les professeurs-documentalistes ont commencé à tester des séances pédagogiques créées par le groupe et les ont filmées. Lors des regroupements nous avons analysé ces séances à l’aide de descripteurs théoriques (transposition didactique, descripteurs issus de la théorie de l’action conjointe en didactique, caractérisation langagière) puis nous les avons améliorées et re-testées dans un processus itératif. Au fur et à mesure de ces travaux didactiques de conception, d’analyse et d’affinage des séances, nous avons construit les séances de formation régionales. Ces formations exposaient le travail du GAP, faisait des apports sur les notions puis un travail commun de transposition didactique (appuyée sur des extraits vidéos des membres du GAP et sur les analyses de pratiques) était mené. Les évaluations réalisées à l’issue des formations par les services régionaux de formation continue ont tous étaient très positifs. Les formations régionales ont été animées soit par deux membres du GAP soir par un membre du GAP et un formateur ENSFEA.

Un ouvrage pédagogique a été publié aux Editions Educagri ainsi qu’un site compagnon fin 2017.

2-2 Méthodes de travail

En termes de méthodes de travail, le groupe a donc choisi l’analyse de pratiques comme point de départ, ces analyses de pratiques ont été outillées avec les outils de la recherche. Pour cela deux axes ont été privilégiés :

  • Un premier axe disciplinaire : il s’agissait avec l’accompagnement d’enseignants chercheurs en sciences de l’information et de la communication et de l’inspectrice pédagogique en documentation de renforcer les connaissances scientifiques des membres du GAP afin d’être en capacité à la fois de produire des ressources, de les tester et de former ensuite les collègues en région.
  • Un deuxième axe didactique : il s’agissait ici d’outiller les analyses de pratiques, pour cela nous avons fait appel à un enseignant chercheur spécialisé en didactique des sciences de l’ESPE de Toulouse (Patrice Venturini) dans le cadre de la convention d’échange qui lie l’ENSFEA et l’ESPE.

2-3 Productions et formations régionales

Le groupe a produit un certain nombre de ressources pédagogiques, de formations régionales mais également des travaux universitaires réalisés par les membres du GAP qui montrent la dynamique de réflexion collective.

2-3-1 Les formations régionales

24 formations régionales

258 participants

2-3-2 Les ressources pédagogiques

Les ressources pédagogiques, de formation et plus scientifiques produites par l’ensemble des membres du GAP documentation montrent d’une part un processus certain de professionnalisation de ses membres qui a fortement contribué à l’avancée des travaux du groupe, et d’autre part une diffusion et une communication importante qui montre l’efficacité du dispositif GAP et la pertinence des liens établis entre les pratiques professionnelles, la formation et la recherche.

Analyse et perspectives

3- Analyse et perspectives

Le GAP documentation est arrivé aujourd’hui à une forme d’équilibre dans le travail partagé entre enseignants, chercheurs, formateurs et inspectrice. Les travaux ont démarré à partir de l’identification d’un problème de terrain et n’ont cessé de tenter d’y répondre au mieux. La volonté de rester ancrés dans les questions que se posent les professionnels a demandé la conception d’une collaboration basée sur l’analyse des pratiques professionnelles appuyée sur la recherche. Cette démarche a amené chaque catégorie d’acteurs à fournir des efforts pour assimiler de nouvelles connaissances, les rendre abordables et acquérir la capacité de former, d’écrire et de construire des ressources pour les autres.

Les travaux menés au cours de ces dernières années constituent un cycle complet puisque nous avons traité les notions essentielles des référentiels, formé un nombre important de collègues et produit des ressources notamment un manuel pédagogique et un site compagnon aux éditions Educagri à destination des professeurs-documentalistes de l’enseignement agricole. Ce dernier offre à la fois des éléments de réflexion théorique et des outils pratiques au service de l’enseignement de la documentation en lycée agricole. En ce sens ces différentes productions mais également la méthode globale de travail collaboratif contribuent à la professionnalisation des professeurs-documentalistes.

Le GAP documentation souhaiterait, en s’appuyant sur les acquis précédents, développer maintenant d’autres types de travaux pour continuer à répondre à des problématiques de terrain. La première piste serait d’approfondir la question de l’évaluation qui prolongerait le travail sur les savoirs à enseigner, la deuxième piste serait de travailler à l’évolution des centres de documentation et d’information notamment en learning centre en intégrant la problématique de l’intégration du numérique éducatif à la fois dans les pratiques professionnelles et les pratiques pédagogiques et la troisième piste consisterait à approfondir la notion de paysage informationnel pour permettre de mieux présenter ces évolutions aux élèves. Le GAP documentation souhaite poursuivre la méthode de travail engagée et développée durant ces années centrée sur la recherche collaborative :

La recherche collaborative est épistémologiquement fondée sur le principe de « faire de la recherche « avec » plutôt que « sur » les praticiens » (Desgagné, Bednarz, 2005) en considérant d’une part que « la construction de connaissances liées à une pratique professionnelle donnée ne se fait pas sans considération du contexte réel où cette pratique est actualisée », d’autre part que « cette construction ne se fait pas sans une prise en compte de la compréhension qu’a le praticien des situations de pratique à l’intérieur desquelles il évolue » (Desgagné, 1997). Cette posture reconnaît d’emblée une compétence aux praticiens différente de celle des chercheurs, « construite sur leur expertise en contexte et importante pour investiguer et nourrir l’objet commun » (Desgagné, 1997). C’est la posture de l’acteur compétent. Le chercheur participe à la construction du sens, il régule les interactions (phase d’activité réflexive) : chacun joue son rôle selon sa propre expertise dans l’investigation d’un objet commun.

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